BTP : la reprise se confirme au premier trimestre

Cette reprise est marquée, selon le rapport de conjoncture du ministère des Finances, par la croissance de 7,8% de la consommation de ciment. A la même période de l’année dernière, les ventes de ciment étaient en recul de 6,9%.
Le premier trimestre 2019 a été marqué par le prolongement de la conjoncture favorable que connaît le secteur du BTP depuis le mois de décembre 2018, comme en témoigne l’accroissement de la consommation de ciment de 7,8%.

Cet indicateur était en recul de 6,9% à la même période de l’année dernière, selon la note de conjoncture du mois d’avril publiée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Pour ce qui est du financement des opérations immobilières, l’encours des crédits alloués au secteur a progressé de 3,5% à fin février 2019, pour se chiffrer à 268,1 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique par la hausse des crédits alloués à l’habitat (+5,5% au lieu de +3,7% un an auparavant), et le retrait de ceux attribués à la promotion immobilière de 3,3% après une légère croissance de 1,2% il y a une année.

Une année de “ballotage” pour le secteur selon BMCE Capital

Dans une autre étude produite par BMCE Capital, les analystes de la banque d’affaires estiment que 2019 est une nouvelle année de ballotage pour le secteur du BTP.

Dans leur rapport annuel 2018, ils indiquent qu’un regain d’activité est prévu en 2019 du fait notamment de l’approbation dans la la Loi de Finances 2019 d’un budget de plus de 42 milliards de dirhams pour le secteur dans le cadre des marchés publics, couplée à la conclusion du contrat programme quinquennal du secteur BTP 2018-2022.

Aussi, la banque d’affaires a noté le renforcement continu de la capacité de production de ciments suite notamment au lancement d’une cimenterie à Agadir de LafargeHolcim Maroc, d’un broyeur à Nador de Ciments du Maroc, de la nouvelle cimenterie à Settat d’Atlantic Ciments et de celle de SGTM à El Jadida.

Sur même registre, l’équipe de BMCE Capital ne manque pas de confirmer le redressement du secteur immobilier et de l’industrie sidérurgique. La reprise de cette dernière a été entamée en 2017 après plusieurs années de morosité, grâce à un effet prix favorable profitant des mesures de sauvegarde et de la reprise de la demande mondiale, rappelle-t-on.

Le rapport fait ressortir également les risques auxquels le secteur du BTP reste exposé:

> Le retard dans l’entrée en vigueur de l’écosystème de l’industrie des matériaux de construction mis en place depuis 2016 et devant générer des revenus additionnels de 10,1 milliards de dirhams à horizon 2020 ;

> Une éventuelle recrudescence de la concurrence turque sur l’acier, du fait de la dévaluation de la Livre et à la fermeture du marché américain.