Les promoteurs immobiliers livrent leurs revendications

La Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers (FNPI) signe une sortie médiatique, ce mercredi 26 septembre, pour exposer les problèmes rencontrés par les promoteurs immobiliers et légitimer leurs propositions pour relancer le secteur.

La FNPI pousse un coup de gueule ce 26 septembre lors d’un point de presse organisé au siège de la Fédération. Son président Kamil Taoufik, a dépeint un secteur stratégique mais qui a besoin d’un grand coup de pouce pour se relancer.

Tout en affirmant que la promotion immobilière contribue à 6,8% du PIB, 27% des recettes de TVA, 30% des crédits distribués et a créé un million d’emploi, Kamil Taoufik dresse la liste d’un certain nombre de problèmes rencontrés par les promoteurs:

– La concurrence déloyale des amicales et des coopératives: Le président de la FNPI dénonce le détournement du concept des amicales qui bénéficient d’avantages fiscaux. “On remarque que des personnes qui faisaient de la promotion créent des amicales et les cèdent sous forme d’appartements. Je vous invite à aller voir ce qui se passe à Mansouria et Sidi Rahhal”, déclare le président de la FNPI.

– La lourdeur des procédures administratives: “Un programme immobilier nécessite 147 signatures. La digitalisation ne nous a servi à rien“, assure Kamil Taoufik.

– Les augmentations de certains droits: A ce niveau, le président de la FNPI avance des lourdeurs et des augmentations des droits notamment de la part de la Lydec. “Le gestionnaire délégué a augmenté les droits de 300%”, déplore le FNPI. Idem pour l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC) dont les augmentations varient entre 150 à 200%.

– La publication de plans d’aménagement sans consultation des professionnels. “Même quand nous leur présentons nos remarques, personne ne les prend en compte”, assure Kamil Taoufik.

– La RIPT: “Le promoteur ne peut démarrer le projet que si les appartements sont commercialisés à hauteur de 70%, ce qui bloque ce genre de projets. Nous demandons un amendement pour baisser ce taux à 30%”.

Kamil Taoufik a résumé les revendications de la FNPI ainsi: 

– La révision du produit du logement social: Les programmes sociaux dans le système actuel arriveront à échéance en 2020. La FNPI assure ne pas vouloir “la reconduction de la défiscalisation”. “On doit créer un produit pour les jeunes couples. On se demande également pour quelles raisons nous condamnons le Marocain à rester dans des petites superficies, nous pensons à les augmenter”, explique Kamil Taoufik. Ce dernier assure: “Nous ne voulons plus de défiscalisation, nous voulons une aide directe aux citoyens. La preuve en est que nous travaillons sur des propositions dans ce sens”.

– La mise en place d’un produit de logement dédié pour la classe moyenne.

– La professionnalisation du secteur. “Nous voulons organiser le secteur pour connaître les droits et les obligations du promoteur immobilier. Tout projet immobilier doit absolument être accompagné par un architecte, un bureau d’étude et un bureau de contrôle. On veut aussi que les entreprises de construction soit qualifiées”, assure le président de la FNPI.

– Promouvoir le logement destiné à la location.

– Promouvoir le logement rural.

– Structurer le développement des villes nouvelles. “Nous devons créer de nouvelles villes. Mais sous quelles conditions ? Allons-nous créer des villes comme Tamesna et Tamansourt ? On ne peut pas faire une nouvelle ville, sans routes, sans écoles, sans infrastructures”, déplore Kamil Taoufik.

– Le financement. Sur ce point, la fédération demande aux banques de jouer leur rôle et d’accorder plus de crédits aux clients.

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