Habitat : la tutelle présente son plan d’action

Le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Abdelahad Fassi Fihri a présenté un exposé jeudi devant le Conseil de gouvernement sur le plan d’action relatif à la promotion du secteur de l’habitat.

Grâce aux politiques adoptées, le déficit de logement est passé de 1,2 million unités à 400.000 unités, dans la perspective d’atteindre 200.000 unités à la afin du mandat du gouvernement. Le taux de production a, quant à lui, augmenté de 30% par an, avec la construction de 144.000 logements, a indiqué Fassi Fihri.

S’agissant des défis à relever, le ministre à indiqué qu’en dépit des efforts déployés dans la lutte contre les bidonvilles, ce type de logement continue d’exister et se développe dans certaines régions, regrettant le problème des habitats menaçant ruine, celui du déficit urbain (47.000 unité par an) et du logement rural.

Par ailleurs, le ministre a noté qu’en 10 ans (2004-2015), les subventions publiques ont atteint 115,8 milliards de dirhams (MMDH), dont les dépenses fiscales, les subventions immobilières et les crédits bancaires.

Au niveau de la rentabilité, les recettes en faveur des finances publiques ont atteint 168 MMDH, alors que 150.000 emplois ont été créés et les ressources fiscales ont triplé, a-t-il dit.

Le ministre a en outre mis l’accent sur la nécessité d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur et de développer des approches à même d’améliorer le programme villes sans bidonvilles et celui d’intervention dans les habitats menaçant ruines, soulignant l’importance d’une meilleure efficience des programmes en vue de mieux cibler les classes moyennes et celles démunies.

Le plan d’action relatif à la promotion du secteur de l’habitat a adopté des approches locales visant à produire une offre de logement adéquate et de qualité, qui prend en considération le pouvoir d’achat des classes sociales visées. Ce plan entend également améliorer le climat des investissements dans le secteur, en simplifiant les procédures administratives.

Ce projet a été élaboré suivant une méthodologie participative dans le cadre d’ateliers de réflexion tenus en mai dernier avec la participation d’environ 1.000 participants de différents départements ministériels, institutions publiques, fédérations professionnelles, banques, experts et représentants de la société civile, a précisé Fassi Fihri.