«Laissons l’immobilier tranquille». La chronique d’Olivier Babeau

«L’augmentation des droits de mutation constituerait la hausse de trop»

Chacun sait qu’il est fiscalement plus rentable de taxer les facteurs peu mobiles. Ils risqueront moins d’avoir l’outrecuidance de vouloir échapper à l’impitoyable furie de prélèvements qui caractérise notre beau pays. Pas étonnant que l’immobilier figure ainsi parmi les cibles privilégiées de la convoitise de l’Etat. Avec l’évocation d’une augmentation possible des plafonds de droits de mutation à titre onéreux (DMTO), Edouard Philippe a ouvert une boîte de Pandore à refermer au plus vite. Augmenter les DMTO constituerait en effet une triple faute démocratique, morale et économique.

Les DMTO sont d’abord des taxes particulièrement pernicieuses. Ils mettent à profit les