Samir El Chammah : «Tous les segments sont exposés pour chaque visiteur selon ses moyens»

Entretien avec Samir El Chammah, CEO SMAP Events & Exhibitions

Dans cet entretien, Samir El Chammah, CEO SMAP Events & Exhibitions, revient sur les nouveautés de l’édition du salon SMAP Bruxelles.

ALM : Avant de parler de l’édition présente, quel bilan faites-vous de la dernière édition de Smap de Bruxelles?

Samir El Chammah : La dernière édition en 2016 était hélas très particulière, nous avions ouvert le salon presque deux mois après les attentats dramatiques de Bruxelles.

L’ambiance était mitigée, la capitale belge était hyper–sécurisée par l’armée et la police.

Malgré cela, des milliers de visiteurs ont visité le salon mais le moral de la population et particulièrement de la diaspora marocaine de Belgique n’était pas au rendez-vous, ce qui est tout à fait naturel. Mais nous sommes confiants pour cette nouvelle édition 2018.

Quelles sont les nouveautés de cette année?

Toujours dans le prestigieux Parc des Expositions de Bruxelles, une quarantaine d’exposants sont prévus couvrant plus de 30 villes du Royaume.

Des projets phares comme Marchicamed et Tanger Tech seront exposés au salon.

Nous avons de nouveaux acteurs dans la banque participative qui seront présents, des conférences spécifiques sont programmées à cet effet; un cycle de conférences renforcées avec des notaires du Maroc et des experts pour sécuriser l’achat immobilier de nos visiteurs.

Enfin côté divertissement en marge du salon et à l’occasion du mois du Ramadan, tous les après-midi, l’art culinaire marocain sera honoré avec Choumicha ainsi que l’humour avec les artistes très prometteurs Bassou et Swayleh.

Même si l’envie d’acheter un bien immobilier au pays est la première raison de visite, d’autres motivations sont signalées en mineur (divertissements, etc.) ce qui donnent au salon une dimension d’hyper-communion pour la population marocaine.

Quels sont les segments de produits qui attirent le plus les visiteurs au Smap de Bruxelles?

Tous les segments sont exposés pour chaque visiteur selon ses moyens pour qu’il puisse trouver son bonheur.

Notons qu’en comparaison avec nos autres salons , le SMAP Bruxelles attire une population plus jeune que la moyenne des visiteurs, le profil d’âge des visiteurs est plutôt valorisant pour le salon : plus des deux tiers des visiteurs ont moins de 50 ans; présence d’une très grande majorité d’actifs disposant d’un revenu régulier.

A noter également l’existence de près de 12% de CSP+ (pouvoir d’achat élevé). Une plus forte proportion d’actifs de catégorie moyenne que l’ensemble des visiteurs. Notons néanmoins que même chez les visiteurs les plus jeunes, la première motivation pour se rendre au Smap c’est l’achat d’un bien immobilier.

Par déduction, on peut supposer que la très grande majorité des visiteurs est constituée de primo accédants potentiels. Les logements de première gamme dominent largement même si la demande en biens d’autres catégories, notamment de haut standing, n’est pas négligeable. La Région Nord est en tête des régions les plus recherchées, suivie de Casablanca et de l’Oriental.

Est-ce que vous ciblez uniquement les Marocains de Belgique?

Même si le salon bruxellois attire prioritairement des résidents en Belgique, on note, parmi le public qui s’est déplacé, une part non négligeable de visiteurs en provenance d’autres pays (France, Maroc, Pays-Bas).

Un salon comme le SMAP peut-il dynamiser le secteur de l’immobilier au Maroc?

Les salons SMAP, depuis la première édition, sont devenus le rendez-vous incontournable des intervenants dans l’immobilier. Ils permettent d’évaluer la dynamique du secteur et  de ses tendances auprès des résideant marocains à l’étranger ainsi qu’auprès des étrangers.

Ce genre de rencontres contribue également à la stimulation de l’Investissement direct étranger (IDE) au Maroc dans le domaine immobilier.

Le gouvernement  prend à bras-le-corps le dossier de l’immobilier. En tant que professionnel, avez des propositions dans ce sens ?

Il va de l’intérêt de tous les acteurs publics et privés de trouver une solution sans délai pour redynamiser le secteur dans un contexte de mutation, de s’adapter à la demande, notamment par, pas seulement l’effet prix, mais aussi pour certains  par la qualité, le respect des engagements, l’écoute et la réactivité à cette écoute. Je dois reconnaître que beaucoup d’efforts ont été réalisés dans ce sens ces  dernières années.

Pour ce qui concerne la diaspora marocaine, elle est très attachée à son pays d’origine et c’est une chance. Le fait d’acquérir un bien au Maroc permettra aux parents d’asseoir encore plus la marocanité de leurs enfants issus de la troisième voire de la quatrième génération.

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