Simob Tanger : Des recommandations pour doper l’immobilier

Le Simob 2017 a constitué aussi «une occasion pour nous pour parler des efforts déployés dans ce domaine et concernant les nouveaux produits dédiés aux personnes aux revenus très faibles ou à la classe moyenne, qui se trouve au-dessus de l’habitat social».

Le Salon de l’immobilier et du bâtiment (Simob) de Tanger, dont les travaux ont eu lieu du 13 au 16 juillet, a tenu sa promesse en faisant la part belle aux sujets prioritaires et grands problèmes, qui préoccupent les professionnels et les autres intervenants du secteur aussi bien au niveau national que régional. «Nous constatons une réelle volonté pour le secteur de se développer généralement beaucoup plus dans la région du Nord, qui connaît un grand dynamisme que ça soit au niveau de la construction que de l’habitation», a indiqué le ministre de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah.

Initiée par la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Tanger-Tétouan-Al-Hoceima (CCIS-TTA) et la wilaya, et en partenariat avec l’agence Mission Conseil, ce deuxième Salon- qui s’est tenu sous l’égide du ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville- a réussi, selon le ministre, en peu de temps à renforcer son identité parmi les grandes manifestations organisées au niveau national.

Il se présentait comme une véritable plate-forme, a poursuivi M.Benabdellah, pour les professionnels pour discuter des problèmes et irrégularités dont souffre le secteur et chercher à donner un nouveau coup de pouce pour le secteur de l’immobilier.

Améliorer la qualité de l’offre

Le Simob 2017 a constitué aussi «une occasion pour nous pour parler des efforts déployés dans ce domaine et concernant les nouveaux produits dédiés aux personnes aux revenus très faibles ou à la classe moyenne, qui se trouve au-dessus de l’habitat social (plus de 25 millions de dirhams)», a-t-il dit, faisant remarquer que les efforts déployés dans ce contexte ont entraîné le lancement d’un écosystème visant à mobiliser les différents intervenants du secteur, dont l’ordre des architectes, les sociétés de bâtiment et celles de matériaux de construction et les bureaux d’études avec le but d’améliorer la qualité de l’offre sur le marché de l’immobilier.

Les données émises à cette occasion faisant part que l’immobilier à Tanger continue de vivre un marasme sans précédent en particulier pour 2016, qui a enregistré les plus mauvais résultats au cours de la dernière décennie. «La crise de l’immobilier au niveau de Tanger se poursuit et le taux de la réalisation des chantiers est le plus bas depuis dix ans», a déploré Omar Moro, président de la CCIS-TTA.

Un dispositif d’accueil pour les MRE

Ce responsable a tenu à rappeler que le lancement des chantiers a reculé pendant le premier semestre de l’année précédente, accusant ainsi une baisse de 38%. «Alors que le taux de réalisation des chantiers, déjà lancés , a reculé à 47%», a affirmé M. Moro, tout en faisant part des attentes des professionnels et de leur souhait de sortir avec des recommandations à l’issue de ce deuxième Salon qui «constitue une occasion pour relever le défi de faire face aux difficultés, dont souffre le secteur».

Parmi les sujets prioritaires débattus, lors de cette deuxième édition, figurent ceux des deux projets des documents d’urbanisme, en l’occurrence le plan d’aménagement et le schéma directeur d’aménagement urbain de Tanger, dont la réalisation accuse un retard selon le planning préétabli. Surtout que le développement des deux secteurs de l’immobilier et de la construction ne peut, a-t-on souligné lors de cet événement, être atteint sans un véritable accompagnement en matière d’urbanisme et de planification. Comme la plupart des grandes métropoles, «le projet du plan d’aménagement de Tanger ne peut faire l’unanimité», a affirmé le président de l’Association des ingénieurs-géomètres-topographes de Tanger et vice-président du maire de la ville, Mohamed Diaz.

Ce responsable a appelé, à l’instar de la plupart des intervenants, à l’intervention de tous les acteurs concernés dans l’élaboration du projet. «Nous constatons l’absence de l’empreinte de l’ingénieur topographe dans l’élaboration du projet d’aménagement. Alors qu’il est un intervenant essentiel dans la réalisation de ce projet», a dit M. Diaz.
Il est à souligner le Simob Tanger 2017 a été marqué par la participation de près de 150 exposants sur une superficie totale de 6.000 m2 (contre 3.000 m2 en 2016).
Et parmi les nouveautés de ce deuxième Salon, l’organisation d’un forum scientifique réparti en quatre journées thématiques d’actualité ainsi que l’installation d’un dispositif d’accueil aux Marocains résidant à l’étranger (MRE), qui représentent la masse la plus importante des ventes des professionnels de la région.